À l’ère de la post-vérité, la science apparaît de plus en plus comme une opinion parmi d’autres. Dans le même temps, une spécialité longtemps perçue comme un “nice to have” des rédactions se retrouve au cœur de débats majeurs, allant du climat à la santé en passant par la transition énergétique et les nouvelles technologies. Dans ce contexte, le journaliste scientifique ne se contente plus de vulgariser: il doit faire le pont entre recherche et grand public, contextualiser l’incertitude, démêler le vrai du faux et affronter une défiance croissante envers l’expertise.
DEPUIS QUAND LA SCIENCE NE DIT-ELLE PLUS LE VRAI?
La confiance en la science vit-elle ses derniers jours? Pour le savoir, le journalisme scientifique est un bon thermomètre. La moindre actualité autour d’un vaccin, d’un virus, d’une étude sociologique ou d’une publication universitaire suscite méfiance et parfois colère. Sur ces sujets, les journalistes sont attaqués et les revues scientifiques discréditées. Souvent à tort et parfois à raison. Car oui, la production scientifique est loin d’être exempte de critiques. Entre études falsifiées, course à la publication et financements problématiques, il est parfois compliqué de savoir à qui se fier. À plus forte raison quand les rédactions se vident et que les émissions dédiées sont supprimées.

Participation à un débat avec Pascal Wagner-Egger, enseignant-chercheur à l’Université de Fribourg, et Bertrand Kiefer, médecin et journaliste. Modération: Florent Hiard, responsable de l’édition web, La Côte
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