
A Belém, au Brésil, la Conférence de l’ONU sur le climat s’ouvre avec un avant-sommet des chefs d’Etat. L’occasion pour ceux présents de poser le décors, pas glorieux, d’un monde qui se réchauffe de plus en plus. Et de réaffirmer la nécessité d’agir.
Alors que les 11 dernières années sont attestées comme les plus chaudes jamais mesurées, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’est fendu d’un constat sans appel, pour poser le décors: « La dure vérité, c’est que nous avons échoué à nous assurer de rester sous les 1,5°C! »
A Belém, l’avant-sommet de la COP30 n’a réuni qu’une trentaine de chefs d’Etats, en l’absence notoire des pays les plus pollueurs, comme les Etats-Unis. Mais ceux présents ont insisté pour ne pas baisser les bras, comme le Président français Emmanuel Macron: « A l’heure où les prophètes de désordre sèment le doute quant à l’état d’urgence climatique, et remettent en question les certitudes les mieux étayées, nous devons protéger la science, et fonder nos politiques sur ses constats. »
Nouvelle feuille de route?
Ils ont surtout beaucoup applaudi une petite phrase de l’hôte de ce sommet, le Président brésilien Lula: « Je suis convaincu que malgré nos difficultés et nos contradictions, nous avons besoin d’une feuille de route », notamment pour sortir des énergies fossiles. Comprenez: non pas un nouveau consensus, très peu probable d’ici deux semaines entre les 200 pays présents, mais une feuille de route vue, à l’issue de cette COP30, comme un bouquet d’actions nationales. Le Brésil a d’ailleurs ouvert les feux en lançant un nouveau fond pour protéger les forêts, alimenté par des dividende issus des marchés financiers. La Norvège a annoncé son intention d’y allouer 3 milliards de dollars, et l’Allemagne suivra.
L’Europe, elle, affiche toujours son ambition, comme l’a rappelé la Présidente de de la Commission européenne Ursula von der Leyen: « Ce doit être la COP qui renforce notre détermination à tripler les énergies renouvelables, et doubler l’efficacité énergétique d’ici 2030 ».
Des annonces fortes, pour honorer celles faites par le passé. Une COP de confirmation donc, que tous souhaitent à la mise en oeuvre des engagements, avec de nouveaux financements à trouver, plutôt qu’à de nouvelles promesses.












