
Dix-neuf ans qu’un tel événement ne s’était plus produit : sur l’île de la Réunion, les coulées de laves du Piton de la Fournaise, entrée en éruption le 13 mars 2026, atteignent désormais l’Océan indien, après avoir coupé la seule route de la région. Cascade de lave incandescente tombant des falaises, océan fumant de partout : un spectacle aussi rare que fascinant
De quoi attirer des milliers de curieux, touristes bien sûr, mais aussi les habitants de l’île, comme Pierre Dubois, qui témoigne, perché sur un éperon rocheux : «Là ce qu’on voit, c’est vraiment l’union de la création de nouvelle roche, de création de la Terre. Et qui vient frapper l’océan, qui vient la caresser, où on voit les deux qui fusionnent vraiment. C’est puissant, c’est mystique, c’est fabuleux.» La dernière fois que la lave avait atteint l’océan, c’était en 2007.
Trois coulées ont déjà coupé sur une distance totale d’environ 250 mètres la route nationale RN2 qui fait le tour de l’île, en reliant le sud à l’est. Comme à chaque fois, l’événement est suivi de près par les scientifiques. Aline Peltier, directrice de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, explique : «Nos observations, soit avec nos instruments qui sont en permanence sur le terrain et qui nous permettent de voir donc la sismicité, le gonflement du volcan, etc. , soit avec les observations visuelles sur le terrain, comme on le fait aujourd’hui avec le drone, nous permettent de communiquer des informations aux autorités. Ainsi, elles peuvent ajuster [les mesures], notamment tout ce qui concerne la protection civile.»
Mieux connaître le volcan
De quoi attirer des milliers de curieux, touristes bien sûr, mais aussi les habitants de l’île, comme Pierre Dubois, qui témoigne, perché sur un éperon rocheux : «Là ce qu’on voit, c’est vraiment l’union de la création de nouvelle roche, de création de la Terre. Et qui vient frapper l’océan, qui vient la caresser, où on voit les deux qui fusionnent vraiment. C’est puissant, c’est mystique, c’est fabuleux.» La dernière fois que la lave avait atteint l’océan, c’était en 2007.
Trois coulées ont déjà coupé sur une distance totale d’environ 250 mètres la route nationale RN2 qui fait le tour de l’île, en reliant le sud à l’est. Comme à chaque fois, l’événement est suivi de près par les scientifiques. Aline Peltier, directrice de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, explique : «Nos observations, soit avec nos instruments qui sont en permanence sur le terrain et qui nous permettent de voir donc la sismicité, le gonflement du volcan, etc. , soit avec les observations visuelles sur le terrain, comme on le fait aujourd’hui avec le drone, nous permettent de communiquer des informations aux autorités. Ainsi, elles peuvent ajuster [les mesures], notamment tout ce qui concerne la protection civile.»
Outre la protection des infrastructures, les démarches des scientifiques visent aussi à en savoir plus sur ce volcan parmi les plus actifs au monde; il est entré en éruption à une vingtaine de reprises au cours des dix dernières années. «En analysant la chimie et la minéralogie des laves, on peut avoir des informations sur la propriété du magma. Est-ce que c’est un magma qui est venu rapidement en surface ? Est-ce que c’est un magma qui a été stocké pendant longtemps dans les réservoirs avant d’arriver en surface ?», détaille Zacharie Duputel, directeur adjoint de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise. Qui souligne : «Le caractère un peu original de cette éruption, c’est qu’elle dure assez longtemps. On a eu des éruptions qui ont duré plus longtemps, mais par rapport aux dernières éruptions qui est assez notable pour cette éruption, et ce qui explique pourquoi on atteint finalement depuis cette nuit l’océan.»
Eruptions de type « hawaïen »
Ces éruptions sont qualifiées d’effusives ou de type hawaïen: la lave s’écoule en majeure partie sur la surface du volcan, à la différence des éruptions explosives qui crachent des nuages de cendres haut dans le ciel.
Devant l’afflux de badaud, des restrictions de circulation ont été mises en place, tant ces derniers font tout pour s’approcher au plus près de la coulée, comme cet internaute postant une photo d’une marmite posée sur la lave et cuisant un rougail saucisses, plat emblématique de l’île, rapporte l’AFP. Armée d’un long bâton, une quadragénaire fouille de son côté le magma sous les yeux d’un photographe. « Je suis en train de voir si je peux faire un cendrier », commente à l’agence de presse Arlette, une mère de famille qui refuse de donner son nom de famille « pour que les gendarmes ne (lui) mettent pas une amende ».
Les autorités ont aussi alerté sur les risques sanitaires. La rencontre de la lave et de l’eau « peut impacter la qualité de l’air, notamment par l’émission de dioxyde de soufre (SO2), un gaz irritant des voies respiratoires, ou encore des particules en suspension», a souligné la préfecture dans un communiqué.








