.Olivier Dessibourg
mardi 22 septembre | 2026
Contact
  • Accueil
  • Journalisme
    • Sujets TV
    • Enquêtes
    • Editoriaux & Analyses
    • Interviews & Portraits
    • Reportages Monde
    • Reportages Suisse
  • Modération
  • Projets
  • Vulgarisation
  • Enseignement
  • Conférences
  • Presse
  • A propos
Pas de résultat
Voir tous les résultats
.Olivier Dessibourg
  • Accueil
  • Journalisme
    • Sujets TV
    • Enquêtes
    • Editoriaux & Analyses
    • Interviews & Portraits
    • Reportages Monde
    • Reportages Suisse
  • Modération
  • Projets
  • Vulgarisation
  • Enseignement
  • Conférences
  • Presse
  • A propos
Pas de résultat
Voir tous les résultats
.Olivier Dessibourg
Pas de résultat
Voir tous les résultats
Home Reportages Suisse

Une première oasis permanente, mais grillagée, pour vanneaux huppés en Suisse

21 mars 2026
dans Reportages Suisse, Sujets TV
Share on FacebookShare on Twitter

Communauté du Panel RTS ! - ABA

Dans le Seeland, le site de nidification au sol d’un magnifique oiseau sauvage, le vanneau huppé, est désormais protégé par un grillage fixe. De quoi permettre à cette espèce en danger d’extinction dans notre pays de se reproduire à l’abris des prédateurs terrestres. Mais une action qui questionne aussi le prix à payer pour favoriser la biodiversité.

Dans les années 1970, les populations de vanneaux huppés comptaient plus d’un millier de couples nicheurs. Mais ce chiffre a chuté à 83 en 2005 pour toute la Suisse, le volatile disparaissant même complètement dans la région des trois lacs. « A l’époque, explique Lucas Lombardo, chef du projet de conservation du vanneau huppé à Birdlife Suisse, ils ont disparu parce que l’on a commencé à drainer tous les champs qui constituaient ici à l’époque un vrai marais » pour les transformer en terres arables. « Puis, l’intensification de l’agriculture, avec des machines plus grandes, plus rapides et plus lourdes » n’a fait qu’achever la dégradation de l’environnement de l’oiseau.

Récréer l’habitat naturel

Le projet de Birdlife, lancé il y a une dizaine d’années, a donc pour objectif de faire revenir suffisamment de couples nicheurs : « Pour recréer l’habit naturel des vanneaux, qui est un habitat humide, avec des sols meubles, où ces oiseaux peuvent trouver leur nourriture en abondance, on prend l’eau des canaux de drainage des terres voisins, et on l’apporte, avec des pompes solaires, sur la parcelle ». En l’occurrence, quelque 6 hectares mis à disposition par un agriculteur du coin, et qui se prêtaient bien à cette expérimentation tant ils se gorgeaient aussi naturellement d’eau lors de grosses pluies, au point d’y rendre les cultures compliquées. « On y crée alors des petites zones inondées, parfaites pour les vanneaux et surtout pour les poussins », complète l’ornithologue.

Restait une menace à gérer : les renards, très friands des œufs pondus dans les nids situés à même le sol. Les quatre dernières années, une barrière provisoire en plastique, de type « clôture à vaches», ne les avait pas freinés. « La plupart des nids avaient été ravagés », dit Lucas Lombardo. D’où désormais cette clôture fixe en grillage métallique, d’un coût total d’environ 80’000 francs, pris en charge par Birdlife et des donateurs. Et ne la décrivez pas comme une « prison » à Lucas Lombardo : « Les oiseaux sont bien sûr totalement libres, en rentrant de leur migration, de venir nicher ici. Mais il semble que les conditions leur conviennent, puisqu’ils viennent. »

Posée sur une large bande en caoutchouc destinée à éviter de faucher trop souvent, cette barrière est constituée d’un fil électrique externe, « mais surtout, tout en bas, d’un maillage assez serré justement pour garder le renard dehors ». Au faîte, « un deuxième fil électrique, déjà installé là en prévention, lorsque les ratons-laveurs arriveront dans la région », ajoute Lucas Lombardo. Enfin, sur le côté intérieur de l’enclos, une troisième ligne électrique, celle-ci pour maintenir à distance les vaches Highland qui sont invitées à paître sur cette surface : « En piétinant et creusant le sol, elles le retournent et permettent de mettre au jour vers et insectes, qui composent la nourriture des vanneaux », explique le biologiste.

;Mieux qu’assurer la survie

L’ornithologue est convaincu que ce projet peut faire mieux que simplement assurer la survie de cette colonie, qui est l’une des trois plus grandes de Suisse où nichent aujourd’hui au total 200 couples de vanneaux huppés : « Si, un jour, on arrive à 50 ou 70 jeunes vanneaux qui survivent ici, on aurait déjà presque la moitié de tous les poussins qui pourraient s’envoler actuellement en Suisse. Donc oui, cela a un impact ! »

Cette action de protection porte toutefois aussi en elle un symbole fort, tant ce grillage sert à aider artificiellement un oiseau pourtant sauvage : « Dans notre monde, le problème, c’est que tout devient anthropisé, explique Raphaël Arlettaz, professeur de biologie de la conservation à l’Université de Berne. L’homme est partout, modifie tous les écosystèmes. Donc les seules solutions qu’on peut mettre en œuvre dans des systèmes où l’on continue d’exploiter, ce sont des mesures qui ont un côté artificiel. Evidemment, l’idéal serait qu’on décorrige les eaux du Jura, et qu’on laisse l’Aare divaguer dans la région des trois lacs. Cela restaurerait toutes les zones marécageuses, et ce serait le paradis des vanneaux huppés. Mais c’est totalement utopique. »

Servir de modèle

A défaut de paradis, cette oasis pour vanneaux doit servir de modèle pour d’autres projets similaires en Suisse, comme l’imagine Birdlife dans un communiqué: « L’objectif est de transmettre rapidement les connaissances éprouvées et d’éviter les détours inutiles. Les expériences menées à l’échelle européenne le montrent clairement : les mesures isolées ne suffisent pas. La remise en eau, la taille des surfaces, la structure du milieu, le pâturage et la protection doivent fonctionner en synergie. Là où cela réussit, les chances de succès augmentent considérablement. »

Tags: biologie de la conservationBirdLifeLucas LombardoornithologieRaphaël ArlettazRTSSeelandvanneau huppévanneaux huppés

Voir aussi Posts

La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle

La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle

28 août 2026

Genève va devenir la capitale européenne de la bioinformatique. Du 31 août au 4 septembre, plus d'un millier de scientifiques...

Depuis 50 ans, les proto-dinosaures d’Emosson fascinent paléontologues et grand public

Depuis 50 ans, les proto-dinosaures d’Emosson fascinent paléontologues et grand public

16 août 2026

Il y a 50 ans, un site contenant de nombreuses traces de proto-dinosaures, datant d’il y a 240 millions d’années,...

COMMENTAIRE. Comment observer l’éclipse solaire sans se brûler les yeux

COMMENTAIRE. Comment observer l’éclipse solaire sans se brûler les yeux

11 août 2026

ANALYSE // La Lune passera entre le Soleil et la Terre, provoquant une éclipse totale dans certaines régions et partielle...

Prochain article

Première mondiale au CERN : de l'antimatière transportée en camion

Décollage réussi pour la mission Artemis II, en route pour faire le tour de la Lune

Décollage réussi pour la mission Artemis II, en route pour faire le tour de la Lune

ANALYSE. Avec Artemis II, les enjeux stratégiques du retour sur la Lune

ANALYSE. Avec Artemis II, les enjeux stratégiques du retour sur la Lune

A Tchernobyl, 40 ans après, un dôme à réparer pour éviter une nouvelle catastrophe

A Tchernobyl, 40 ans après, un dôme à réparer pour éviter une nouvelle catastrophe

Une conférence hors-ONU pour écrire le plan de sortie des énergies fossiles

Une conférence hors-ONU pour écrire le plan de sortie des énergies fossiles

  • Sujets TV
  • Enquêtes
  • Editoriaux & Analyses
  • Interviews & Portraits
  • Reportages Monde
  • Reportages Suisse

DERNIERS ARTICLES

La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle

La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle

28 août 2026
Depuis 50 ans, les proto-dinosaures d’Emosson fascinent paléontologues et grand public

Depuis 50 ans, les proto-dinosaures d’Emosson fascinent paléontologues et grand public

16 août 2026
COMMENTAIRE. Comment observer l’éclipse solaire sans se brûler les yeux

COMMENTAIRE. Comment observer l’éclipse solaire sans se brûler les yeux

11 août 2026
Éclipse solaire : un spectacle céleste exceptionnel à observer depuis la Suisse

Éclipse solaire : un spectacle céleste exceptionnel à observer depuis la Suisse

11 août 2026
Le crash d’une fusée SpaceX sur la Lune peut avoir un intérêt scientifique

Le crash d’une fusée SpaceX sur la Lune peut avoir un intérêt scientifique

7 août 2026

CHOIX DE L'ÉDITEUR

La bioinformatique, secteur stratégique où la Suisse excelle

28 août 2026

Depuis 50 ans, les proto-dinosaures d’Emosson fascinent paléontologues et grand public

16 août 2026

COMMENTAIRE. Comment observer l’éclipse solaire sans se brûler les yeux

11 août 2026

Éclipse solaire : un spectacle céleste exceptionnel à observer depuis la Suisse

11 août 2026

Le crash d’une fusée SpaceX sur la Lune peut avoir un intérêt scientifique

7 août 2026

Une flambée de légionellose a fait un mort et 27 malades à Bâle

3 août 2026
  • Accueil
  • Journalisme
  • Modération
  • Projets
  • Vulgarisation
  • Enseignement
  • Conférences
  • Presse
  • A propos
Olivier Dessibourg
Science journalist & editor

© 2023 .olivier dessibourg

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Pas de résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Journalisme
    • Sujets TV
    • Enquêtes
    • Editoriaux & Analyses
    • Interviews & Portraits
    • Reportages Monde
    • Reportages Suisse
  • Modération
  • Projets
  • Vulgarisation
  • Enseignement
  • Conférences
  • Presse
  • A propos

© 2023 .olivier dessibourg